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P 370

ROCHER GUY 1924- 

Fonds Guy Rocher. – 1943-2010. – 6,05 m., documents textuels. - 31 pièces grand format. - 1 disquette 3.5 po.

Notice biographique:

Guy Rocher est né à Berthierville le 20 avril 1924. Ses études classiques terminées, il s'engage dans les rangs de la Jeunesse étudiante catholique. De 1944 à 1946, il est président de la Jeunesse étudiante catholique (J.E.C.), Fédération de Montréal puis président national de la Jeunesse étudiante catholique (J.E.C.) de 1946 à 1948. Par la suite, il étudie en sciences sociales à l’Université Laval avec le père Georges-Henri Lévesque. Il obtient une maîtrise en sociologie de l'Université Laval (1950). Le sujet de son mémoire est : « La sociologie de la religion chez Herbert Spencer ». Il effectue un doctorat en sociologie à l'Université Harvard (1958) où il soutient, en 1958, une thèse, sous la direction de Talcott Parsons, sur les rapports entre l'Église et l'État en Nouvelle-France.

Il enseigne la sociologie à l'Université Laval de 1952 à 1960. Il se voit confier la direction de l'École de service social et de la revue Service social (1958-1960). En 1960, il enseigne à l'Université de Montréal à titre de professeur titulaire de sociologie. Dès son arrivée à l'Université de Montréal, en 1960, Guy Rocher prend en charge le cours Introduction à la sociologie générale. Il dirige le Département de sociologie de 1960 à 1965. Il devient vice-doyen de la Faculté des sciences sociales de 1962 à 1967. À partir de 1979, Guy Rocher s'affilie au Centre de recherche en droit public de la Faculté de droit de l'Université de Montréal afin d'y poursuivre des travaux sur les différents aspects du droit en tant que composante sociale.

Le professeur Rocher est l'un de ceux qui ont donné au Québec un système d'éducation moderne et ouvert sur le monde. Il a été membre de la Commission Parent (1961-1966) qui a repensé le système d'enseignement du Québec et qui est à l'origine des Cégeps. Il a été l'un des principaux rédacteurs du rapport de la Commission. Il a été président du Comité d'étude pour la création de l'Université du Québec à Montréal (1965-1966) et a été membre du groupe de travail McDonald sur la recherche universitaire au Canada (1967-1969). Vice-président du Conseil des arts du Canada (1969-1974), il occupe de 1977 à 1979 le poste de secrétaire général associé au Conseil exécutif du gouvernement du Québec à titre de sous-ministre du Développement culturel pour le ministre d'État Camille Laurin. Il a contribué à la rédaction de la Charte de la langue française (loi 101). Il est président du comité d'étude sur l'avenir de Radio-Québec (1978-1979) puis président du conseil d'administration de Radio-Québec. Il est aussi Secrétaire général associé au Conseil exécutif et sous-ministre au Développement social du Gouvernement du Québec de 1981 à 1983.

Guy Rocher est directeur de la collection « Sociologie » des Cahiers du Québec et co-directeur de la collection « L'homme dans la société » aux Éditions Hurtubise-HMH aussi depuis 1970. Il est également président du conseil d'administration des Éditions Hurtubise-HMH de 1975 à 1977  et de 1979. Au cours de sa carrière, Guy Rocher dirige plusieurs comités d'étude ou de rédaction, organismes universitaires et associations professionnelles. Il participe, en Belgique, à la création de l'Association internationale des sociologues de langue française.

Guy Rocher est sans l'un des pionniers des sciences sociales au Québec. Initiateur de la sociologie aux universités Laval et de Montréal, ses ouvrages et ses travaux de recherche en sociologie sont traduits, diffusés, connus et utilisés dans un grand nombre de pays à travers le monde. Guy Rocher a diffusé et fait rayonner la recherche scientifique produite dans nos institutions de haut savoir. Depuis 1950 jusqu'à aujourd'hui, ses recherches et projets de recherche ont porté principalement sur :les rapports entre l'Église et l'État; la mobilité intergénérationnelle au Québec; l'histoire de la sociologie américaine;  l'évolution des théories sociologiques de l'action sociale; les aspirations scolaires et les orientations professionnelles des jeunes Québécois; l'élaboration et la mise en oeuvre du droit de l'enseignement privé; la mise en oeuvre de la législation linguistique dans l'enseignement; le droit et les nouvelles technologies; la sociologie du droit et des ordres juridiques et normatifs; la sociologie de l'éthique et de la morale, principalement dans le domaine de la santé et de la pratique médicale; la génétique : représentations et imaginaires; les politiques de la recherche universitaire et leurs effets; la sociologie politique et juridique des réformes.

Parmi les ouvrages que Guy Rocher a écrits, Introduction à la sociologie générale est sans conteste un des livres québécois de sociologie les plus marquants du XXe siècle. Publié en trois volumes à Montréal (1968-1969), il est traduit en six langues et remporte deux fois le prix du meilleur livre, en version anglophone et francophone, de la Fédération canadienne des sciences sociales. Guy Rocher fait paraître aussi, en France, Talcott Parsons et la sociologie américaine (1972), traduit en italien, en anglais, puis en portugais, en néerlandais et en japonais. Son oeuvre compte en outre Le Québec en mutation (1973) et une autobiographie sous forme d'entretiens avec Georges Khal : Entre les rêves et l'histoire en mutation (1989).

Guy Rocher signe également des centaines d’articles, d'ouvrages collectifs, d'études et documents de travail, dont École et société au Québec, avec Pierre W. Bélanger (1971), Écoles de demain (1976), Continuité et rupture. Les sciences sociales au Québec (1984), Le Québec en jeu. Comprendre les grands défis (1992), Entre droit et technique : enjeux normatifs et sociaux (1994), Études de sociologie du droit et de l'éthique (1996) et Si je me souviens bien/As I recall (1999). Outre ses écrits, il multiplie les entrevues à la radio et à la télévision, et il prononce de nombreuses conférences à l'étranger.

L'apport exceptionnel de Guy Rocher aux sciences sociales a été reconnu et souligné par de nombreux prix et distinctions tout au long de sa carrière. Compagnon de l'Ordre du Canada (1971), il est membre de la Société royale du Canada, section Académie des Lettres et des Sciences humaines, depuis 1974. Il a reçu le prix Marcel-Vincent, de l'Association canadienne-française pour l'avancement des sciences (1989), le prix de la Société canadienne de sociologie et d'anthropologie (1989), ainsi que la médaille Pierre-Chauveau (Société royale du Canada) (1991). Il est fait Chevalier de l'Ordre national du Québec (1991) et reçoit le prix Léon Guérin (1995), le prix Molson (1997), le prix Esdras-Minville de la Société Saint-Jean-Baptiste (1998) et le Prix William Dawson de la Société royale du Canada (1999). Il a obtenu en 2009 le Prix Condorcet-Dessaules du Mouvement laïque québécois. Il a reçu des doctorats honorifiques de l'Université Laval (1996), de l'Université de Moncton (1997) et de l’UQAM (2002). En 2010, il est nommé professeur honoraire de l’Université de Montréal.

Sources
CV de M. Guy Rocher disponible sur Internet
Ordre National du Québec
Prix du Québec
UdeM Nouvelles

Portée et contenu:

Le fonds témoigne de la carrière, des réalisations et des activités de M. Guy Rocher.

Le fonds se compose d'une abondante correspondance, de textes de conférences, de dossiers de recherches, de publications, de manuscrits, de notes de cours, de dossiers au sujet du Rapport Parent, d'une autobiographie et enfin, de prix et distinctions récoltés par Guy Rocher tout au long de sa carrière.

Source du titre composé propre:
Titre basé sur le créateur du fonds.
Source immédiate d'acquisition:
Don de Guy Rocher créateur du fonds en 2010.
Instrument de recherche:
Dor, Emmanuel, Dupont Geneviève et Parent, Julie. Répertoire numérique du Fonds Guy Rocher.
Originaux et copies.

2010.11.15 MC

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